Je réseaute (pas vraiment)

 

En tant que travailleuse autonome, il est important de me construire un réseau. Alors, aujourd’hui, je jase réseautage (ou plutôt ce que ça implique pour moi). 

«Small talk et malaise 101»

D’entrée de jeu, je dois le dire, je déteste le réseautage.

C’est principalement parce que je suis une personne gênée (oui! oui!) et surtout, très mauvaise dans le «small talk». Parler de la pluie ou du beau temps me rend complètement insipide. Même si je tente de contenir mon dégoût face à cette action nécessaire au réseautage, je suis pas mal certaine que ma face en dit long sur le malaise qui se crée. Alors, dans ces conditions, il est préférable que je ne fasse pas de «small talk», donc pas de réseautage.

Reste-t-il que, pour une fille qui ne participe à aucune activité de réseautage, je m’en tire plutôt bien côté travail. #jetouchedubois

Pour être honnête, les gens qui m’engagent ou me réfèrent sont ceux qui sont devenus, au fur et à mesure de rencontres fortuites, de soirées arrosées ou d’implication bénévole telle que CreativeMornings Montréal, des ami.e.s. Mon réseau, ce sont maintenant des ami.e.s, tout simplement. Et c’est ça, la clef de mon «succès».

«Tu connais un tel de l’entreprise une telle?»

Cette question, je l’ai entendue souvent. Et aujourd’hui, je vais expliquer pourquoi je trouve difficile de répondre à cette question. Oui, je connais Jean, Ginette, Marcel et Maurice (salut les noms qui me sont venus en tête en écrivant ce texte), toutes des personnes que j’ai eu la chance de rencontrer dans des événements. Mais Jean, Ginette, Marcel et Maurice, ils sont devenus, à mes yeux, des ami.e.s, pas le président d’une entreprise X ou la directrice marketing d’une compagnie Y.

Faque, vous aurez compris que quand je me trouve dans un 5 à 7, il est bien rare que j’ajoute de nouvelles relations sur mon profil Linkedin. Je ne suis jamais là pour me vendre (je ne suis pas capable, anyway), je suis là pour avoir du plaisir et c’est tant mieux si mon plaisir se traduit en contrat professionnel.

C’est aussi parce que je me rapproche plus de l’humain que du curriculum vitae d’un individu que j’ai de la misère à créer des connexions professionnelles entre deux personnes. J’ai beaucoup de difficulté à réaliser qu’une personne X pourrait être bénéfique pour une personne Y.

Est-ce que j’ai un conseil à vous donner malgré mon incapacité à réseauter?

Oui, mais un seul : ayez du plaisir! Si vous arrivez dans un 5 à 7 avec un objectif bien établi de faire 10 connexions Linkedin et avoir des nouveaux mandats en poche, il se peut fort bien que vous n’ayez pas de plaisir… surtout si vous n’empochez pas. Pis quand vous n’avez pas de plaisir, bien ça paraît gros comme le bras pis ça donne pas envie aux gens qui sont là, par plaisir, de vous côtoyer.

Alors, voyez le réseautage comme lors de votre première journée d’école, faites-vous tout simplement des ami.e.s. Pis un jour, peut-être pas demain, peut-être pas la semaine prochaine, mais un jour, vous recevrez un courriel d’un Jean ou d’une Ginette qui a besoin de vous pis cette connexion, elle vaudra de l’or à tout jamais!

🌮

p.s. mes conseils ne sont que des conseils d’amie. Comme mentionné, je n’ai pas le talent pour faire un réseautage réussi. Il est possible de vous trouver un mentor pour vous aider. Sinon, pensez à un «wingman». Si ça fonctionne bien en «dating», ça fonctionne tout aussi bien lors de réseautage.

 

Posted in Blogue.