Le temps

Le temps, ce mot qu’on m’a rabroué des tonnes de fois depuis le mois de mai, bien il a fini par avancer et à me faire apprécier de nouveau la vie. Parce que oui, en mai dernier, à la suite de ma rupture, je ne croyais pas être capable de sourire de nouveau (drama jusqu’au bout, tsé!). Pourtant, j’ai recommencé à sourire et bien plus que je ne le croyais. Parce que ce temps, je ne l’ai pas passé à regarder mon plafond d’appartement. J’en ai profité pour sortir, pour me garder occupée, pour voir des amis tant anciens que nouveaux. Ce temps, il m’a permis de constater à quel point, avec tout ce qui s’est passé dans la dernière année, j’ai évolué et accepté… Accepter de vivre.

Je ne sais pas quand je vais vivre

Ça, c’est le titre d’un texte d’Urbania que j’ai eu le plaisir de lire et de partager sur ma page Facebook pendant l’été. Ce texte, je l’ai accueilli dans ma vie avec plaisir, car il est l’une des raisons pour laquelle je suis devenue travailleur autonome. Mais il faut faire attention, car bien que ça semble agréable de faire son propre horaire, d’avoir la possibilité, si on le veut bien, de prendre son vendredi « off », le travail autonome c’est vivre avec un stress constant. Le stress de ne pas être assez performante aux yeux de mes clients, le stress de me donner le droit de décrocher et de manquer quelque chose d’important, le stress des chèques qui n’entrent pas, name it!

Et bien que tout le stress soit omniprésent dans ma vie, cet été, j’ai senti le besoin de ralentir et pour la première fois, je me suis écoutée. Sans culpabilité. Ma thérapeute va être fière de moi à son retour de vacances! Pas de nouveaux clients, mais plutôt de nouveaux amis qui j’espère resteront dans ma vie. Pas de contrat on the fly, mais plutôt des excursions en camping spontanées. Et même si, on ne se le cachera pas, tout ça n’a pas complètement éradiqué mon stress, ça a tout de même fait passer le temps, ça m’a permis de vivre (pour de vrai) et ça m’a fait comprendre que la vie n’est pas si mal faite.

Rien ne sera jamais vraiment parfait. Je ne serai jamais la parfaite travailleur autonome, tsé celle qui ne stresse pas. Je ne serai jamais la parfaite blonde tout comme mon « futur » copain ne sera jamais le parfait copain. Je ne serai jamais la parfaite amie tout comme mes amis ne seront jamais les parfaits amis. Il y a des journées qui seront imparfaites, mais c’est ce qui rend les journées ordinaires totalement parfaites. Faque c’est ça que ça a fait le temps, ça m’a permis de réaliser que vivre dans l’imperfection, c’est pas si mal. Quoique j’avoue que j’aimerais avoir le chat parfait qui ne mange pas mes plantes, mais bon, ça n’arrivera pas je crois!

Sur ce texte, j’ai mis mon site web en ligne même s’il n’est pas totalement terminé et surtout pas parfait… Mais bon, vous comprenez le pattern. Il ne sera jamais réellement parfait, parce que je l’ai fait toute seule, sans aide d’un directeur artistique et d’un programmeur, et c’est pourquoi je l’aime tant! ✌

 

Gestion des médias sociaux, rédactrice web, Wonder Woman à mes heures, fière propriétaire de #gastonlechatheureux et résidente d'Ahuntsic (#passionahuntsic), j'aime bien partager mes découvertes, mes petits tracas, mes coups de coeur et mes conseils professionnels.