Ai-je ce qu’il faut pour travailler à mon compte?

Je ne sais pas trop ce qu’il y a dans l’air ces temps-ci, mais plusieurs personnes m’ont contacté pour des conseils sur le travail autonome. Bien que j’en sois plutôt charmée, je dois avouer que je n’ai pas la prétention de pouvoir donner les meilleurs conseils. Soit, parlons-en quand même!

À la question « Ai-je tout ce qu’il faut pour être mon propre boss? » je répondrais qu’à mon avis, si vous doutez, c’est que oui, vous avez tout ce qu’il faut pour vous lancer et devenir travailleur autonome. Parce qu’honnêtement, il faut toujours prendre le temps de se poser des questions, de se remettre en question et de vouloir constamment s’améliorer comme personne pour continuer d’évoluer professionnellement, mais aussi personnellement.

Mais, bon, vous voulez des conseils concrets, rien de philosophique? Même si je ne crois pas être la meilleure personne pour le faire (ça, c’est le syndrome de l’imposteur, celui que tu vas peut-être croiser souvent quand tu vas commencer à offrir tes services professionnels), je vais vous donner certaines observations qui m’ont aidées à cheminer.

La première observation ne vient pas de moi. Oh! Oh! C’est une amie qui me l’a donnée quelques semaines avant que je me décide à quitter mon emploi:

« Présentement, tu travailles 40 h par semaine pour quelqu’un. Tu te donnes corps et âme pour quelqu’un qui récolte une grande partie des bénéfices. Si tu investissais ces 40 h sur toi, ne penses-tu pas être capable de réussir? ». – Léonie Pelletier, Chad Communications

C’est une observation fort intéressante, car elle permet de mettre les choses en perspective. Quand on travaille 40 h par semaine pour un employeur, on ne voit pas comment on peut y arriver seul(e), car on ne se projète pas dans l’avenir. Lors de votre prochaine journée de travail, assis à votre poste de travail, visualisez-vous à la maison, devant votre ordinateur, avec 40 h à tuer. Là, vous allez peut-être réaliser que tout est possible!

Ma deuxième observation est assez simple: révisez vos priorités. Surtout, vos priorités financières. Hypothèque, auto neuve, vêtements griffés, restaurants, théâtres, qu’êtes-vous prêt à couper? Je ne dis pas que vous allez être obligé de couper… Mais admettons qu’un mois, les chèques ne rentrent pas comme prévu, êtes-vous capable de ne pas vous acheter une nouvelle paire de souliers pour vous assurer de payer votre hypothèque?

(#tranchedeviepersonnelle) J’ai une vieille Mazda 3 qui est payée depuis 2013. Ça, ça aide beaucoup! Surtout qu’elle est en pleine forme pour son âge. Toutefois, si demain elle décidait de ne plus démarrer, je serais dans l’obligation de me procurer une voiture usagée, voire de me promener pour quelques temps en transport en commun. Ça fait partie de mes décisions en tant que travailleur autonome: Un salaire instable et une voiture usagée > un salaire stable et la voiture de l’année.

À vous de mettre cartes sur table et miser sur ce qui vous tient le plus à coeur.

Ma dernière observation c’est, à mon avis, la plus importante. Entourez-vous de personnes de confiance qui vont vous aider à avancer. Personnellement, j’ai la chance d’avoir dans mon entourage des personnes qui, en plus d’être des amis, croient en moi, me poussent, m’aident, me vendent, mais respectent aussi mes capacités. Parce que travailler à son compte, ça signifie que quand vous n’allez pas bien physiquement ou mentalement, personne ne peut prendre le relais. Il faut être là, continuer, sans vous arrêtez! L’entourage (professionnel, mais aussi personnel) devient donc la clé du succès!

Ah et un p’tit bonus. N’ayez pas peur de l’échec! Ça a l’air bien simple à dire, mais tous ceux qui ont su tirer profit de leur(s) échec(s) connaissent le succès! Pour bien comprendre ça, je vous suggère d’aller au Failcamp le 16 juin prochain. Vous allez voir que tout est possible!